Archives Mensuelles: août 2012

Le premier plat végétarien de Mr. Zahia

\o/ Youhou \o/

J’ai réussi à faire manger pour la première fois un plat végétarien à Mr. Zahia. Par plat végétarien, j’entend bien sûr plat avec un aliment typiquement végétarien de type substitut de viande (ici : des protéines de soja texturées), et pas juste un plat sans viande ; heureusement, ça lui arrive quand même de temps en temps de manger des plats sans viande.

Donc voilà, j’ai fait des lasagnes bolognaises végétariennes aux protéines de soja texturées (et presque vegan, à part le gruyère du dessus, parce que ça vraiment je suis pas encore prête pour le remplacer!). Il n’a pas aimé, mais je pense que c’était surtout dû à la texture des protéines de soja, qui étaient assez cahoutchouteuse, beaucoup plus de celles que j’avais déjà utilisées auparavent. Je ne sais pas si ça vient de la marque ou si c’est parce qu’elles ont absorbé beaucoup plus d’humidité en cuisant entourées de sauce tomate et béchamel… Si vous avez des conseils là dessus, je suis preneuse ! Perso j’ai bien aimé (et Choupinette aussi), ça ressemblais à la texture de la langue de boeuf,  mais je comprend qu’on n’aime pas.

Donc voici la recette des lasagnes :

Pour la bolognaise vegan :

  • ~ Environ 75g de protéines de soja texturées en gros morceaux, j’avoue que j’ai fait un peu au pif et j’ai pas pesé
  • 1 gros oignon
  • 1 grosse tomate
  • 1 gros pot de sauce tomate
  • Bouillon de légumes
  • Thym

Pour la béchamel vegan (Bonus : elle est aussi sans gluten et pauvre en matières grasses !) :

  • 50 g de fécule de maïs (Maïzena)
  • 750 ml de lait végétal (étant une débutante en lait végétaux, j’ai préféré utiliser une valeur sûre : le lait de soja)
  • Assaisonnement : sel, poivre (blanc de préférence), muscade

Plus des pâtes à lasagnes et du gruyère rapé. Pour des lasagnes vegan, remplacer le gruyère par un fromage vegan adapté ou par un mélange de chapelure et levure maltée)

Commencer par préparer la bolognaise :

Faire tremper les protéines de soja dans un grand volume de bouillon de légumes bouillant hors du feu pendant une dizaine de minutes. Pendant ce temps, émincer l’oignon et la tomate en petits morceaux.

Bien égoutter les protéines de soja en récupérant le bouillon de légumes. Si les morceaux sont trop gros, les hacher rapidement en plus petits morceaux avec un couteau, pour avoir une texture se rapprochant de la viande hachée (n’oubliez pas, on essaie de leurrer un carnivore là !)

Faire revenir les protéines de soja et l’oignon dans une grande poële avec de l’huile d’olive. Quand les protéines de soja sont dorées, ajouter une bonne dose de thym, la sauce tomate, la tomate émincée, mélanger, couvrir, et éteindre le feu.

Puis faire la béchamel (juste avant de monter les lasagnes) :

Dans une casserole, diluer la fécule de maïs dans un peu de lait froid. Ajouter le lait petit à petit pour le pas faire de grumeaux. Faire chauffer jusqu’à épaissement en mélangeant constamment. Attention : cette béchamel peut épaissir assez vite et va encore continuer à épaissir en refroidissant, et là comme les protéines de soja vont encore absorber du liquide, il ne faut pas qu’elle devienne trop épaisse. Donc le mieux c’est de baisser le feu au minimum dès que ça commence à épaissir voir éteindre complétement, quitte à rechauffer un peu si elle n’est pas assez épaisse.

Bien assaisonner, suivant vos goût. Si on veut cacher le goût du lait de soja, il ne faut pas lésiner avec l’assaisonnement. Je n’ai pas mesuré mais j’ai mis quasiment le double de ce que je mettais dans une béchamel au lait de vache.

Monter les lasagnes

Préchauffer le four à 200 °C.

Si la béchamel ou la sauce tomate semblent trop épaisses, rajouter une ou deux louches de bouillon de légumes (j’avais bien dit qu’il fallait garder celui qui a servi à faire tremper le soja !) dans la sauce bolognaise. Il faut assez de liquide pour les que les pâtes à lasagnes puissent cuire correctement, mais pas trop sinon ça risque de ressembler à de la pâtée pour chat si les lasagnes sont trop molles.

Monter les lasagnes dans un plat à gratin : une couche de béchamel, une couches de pâtes, un couche de bolognaise, jusqu’à épuisement de la sauce bolognaise. Finir par une couche de pâtes surmontée d’une couche de béchamel et de gruyère rapé (ou équivalent vegan).

Faire cuire environ 30 minutes.

Vous pouvez maintenant leurrer le carnivore de votre choix !

 

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Mon premier resto de presque-végétarienne

Bon, en fait, c’était pas mon premier resto de presque végétarienne. En fait, j’avais déjà fait des restos, mais par chance c’était tous des pizzeria, crèperies… Enfin des restos où c’est somme toute facile de trouver des plats sans viande.

Par contre, lundi dernier, on a voulu se faire un petit resto en amoureux. Donc déjà, c’était lundi, et en plus, le midi, et en plus, l’été, donc vous imaginez que le choix de restos était limité. Après avoir marché et s’être à moitié perdus pendant 20 minutes, on a commencé à être carrément affamés (sans compter que l’heure avançant, on avait peur que les restos soient bientôt tous fermés). Donc on arrive sur une placette avec 3-4 restos, on regarde les cartes, et on se décide pour un resto type bistrot branché, qui proposait un pavé de boeuf pour Mr Zahia et un risotto pour moi.

Pas de chance, à peine assis qu’on se rend compte qu’on n’avait pas regardé la bonne carte, et qu’en fait on avait le choix entre burger et burger… Donc du coup on fini dans le resto d’à côté, genre de brasserie alsacienne avec carte immense. J’avais pas eu le temps de repérer un truc bien, mais je me suis dit vu tous les trucs sur cette carte, je vais bien trouver un truc qui me plaît ! Ben non. C’était que du viandu, de la charcuterie, du viandu, un peu de poissons perdus dans un coin, et encore du viandu… (Pour vous dire, même parmi les 15 entrées y avait un seul choix sans viande !!)

Résultat, comme c’était mon premier resto sans viande et que je voulais pas trop déranger, je me retrouvée à manger un tartare de betterave (qui était en fait une simple salade de betterave cuites tassées en forme de steack tartare grâce à un emporte pièce), et 3 bouchées d’un assortiment de poissons (qui étaient en fait 2 morceaux de poissons, dont 1 pavé de saumon cru, des moules et des crevettes) avec une sauce sans goût et des patates à l’eau. Bon tout ça pour dire, entre les plats qui ne sont pas ce qu’ils disent être, la salade du jour qui n’existe pas, les 5 menus différents qui sont en fait tous les mêmes, et la viande de partout, j’ai été pas mal déçue.

Mais l’avantage, c’est que maintenant j’ai ma petite stratégie pour quand je vais au resto :

Dans une pizzeria, créperie, etc :

Je n’hésite pas à demander un remplacement de la viande par une autre ingrédient de la carte si une pizza non-végé m’intéresse, au lieu de me cantoner aux seuls choix végétariens de la carte (qui peuvent être très rares, avouons le). Genre remplacer les lardons par des champignons, c’est souvent un échange gagnant ! (Même que dans notre dernière pizzeria Mr Zahia a été jaloux de n’avoir pas penser à demander le même échange pour sa pizza !)

Pour une salade :

Idem, on peut facilement demander d’enlever la viande ou de la remplacer par autre chose. Ou si on n’a pas envie de passer une commande trop compliquée, on peut aussi facilement trier dans son assiette, voire refiler aux carnivores de la table qui voudraient un supplément.

Et pour tous les autres restaurant sans plat végétarien ?

La aussi j’ai une stratégie ! Je demande un assortiment de légumes avec une sauce, soit en choisissant parmi ce qui est proposé sur la carte, soit en laissant le chef improviser quelque chose si je pense pouvoir lui faire confiance.

Et vous, quelles sont vos stratégies pour les restos entre amis ?

Parole de carnivore n°1

C’est pas le végétarisme qui va résoudre le problème de la faim dans le monde, c’est de manger des insectes. Pourquoi tu manges pas des insectes plutôt ?

Crumble express chocolat-noisette

J’ai testé la crème au tofu soyeux : c’est absolument magique, en un coup de mixeur on peut avoir une petite crème dessert qui se tient bien, aromatisée au choix suivant les ingrédients qu’on ajoute : chocolat-noisette, spéculos, fruits…

Alors pour le repas de fin d’année de l’escrime, j’ai voulu en refaire, mais façon tarte pour que ça soit plus facile à manger. Sauf que j’ai aussi voulu la faire au chocolat au lait, et horreur, malheur, si la crème était extra ferme avec le chocolat noir, elle est cette fois-ci restée coulante. Donc pour éviter les désagréments de ce genre, je vous propose ici la version crumble, comme ça on est sûr d’avoir toujours un dessert réussi, que la crème soit ferme ou coulante.

Commencer par préparer la garniture :

  • 400g de tofu soyeux
  • 200g de chocolat au lait à desserts (j’aime pas le chocolat trop fort et je préfère largement le chocolat au lait, mais on peut le remplacer par du chocolat noir en ajoutant éventuellement plus de sucre ou en diminuant la quantité de chocolat)
  • 3 CS de purée de noisettes
  • Sucre glace ou sirop d’agave (suivant les goûts)

Verser le chocolat fondu avec tous les ingrédients dans le bol de votre robot favori, et mixer 1 à 2 minutes pour obtenir un mélange homogène et bien aérer la crème. Ajouter du sucre glace ou sirop d’agave au goût si besoin, et mixer à nouveau. Verser le mélange dans un plat ou des verrines et réserver au frais.

Pendant que la crème commence à refroidir, préparer le crumble :

  • 100g de biscuits nature (type petit beurre par exemple)
  • 50g de purée de noisettes

Et hop, on ressort son robot favori, et c’est reparti pour un tour ! Cette fois-ci on ne mixe que les biscuits, jusqu’à obtenir une poudre grossière. On peut aussi les mettre dans un sac à congélateur ou un torchon et les écraser avec un rouleau à patisserie, mais je trouve qu’on obtient plus facilement une poudre régulière avec le robot. Verser dans un saladier et ajouter la purée de noisettes et le sucre, mélanger avec les doigts jusqu’à obtenir une texture de crumble. Emietter sur la crème.

Le mieux, c’est à de laisser la crème reposer plusieurs heures au frais, et de n’ajouter le crumble qu’au moment de servir pour qu’il reste bien croustillant. Mais on peut aussi le déguster aussitôt si on est pressé, ou bien mettre le crumble à l’avance sur la crème.

Variante : Pour un crumble aux fruits, simplement étaler une compote de fruits au fond du plat, et saupoudrer d’un crumble minute en variant les ingrédients suivant les goûts : purée d’amandes pour un crumble à la rubarbe, purée de pistaches pour un crumble aux fruits rouges, spéculos pour un crumble aux pommes…

Parole de carnivore n°3

Donc t’es végétarienne en fait ? Mais tu manges au McDo ? Parce que je connais des végétariens qui mangent au McDo hein !